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I-valo

Making the world brighter

L’histoire des luminaires industriels I-Valo

Conçus et développés en coopération avec les clients

En 1973, I-Valo commence à discuter avec des représentants de l’industrie et d’autres experts de l’éclairage industriel. Le consensus général était que personne ne proposait de luminaire adapté aux difficiles conditions de l’industrie.

La conception d’un éclairage fiable constituait un défi, en particulier en raison des facteurs suivants :

• particules de poussière et autre impuretés dans l’air,
• corrosion,
• températures ambiantes inhabituelles, et
• dommages mécaniques.

Chacun de ces facteurs augmentait le besoin de maintenance et de réparation et, par là, les coûts d’exploitation. Ce problème tenait au fait que les luminaires étaient souvent positionnés très en hauteur ou dans des endroits difficiles. Comme ce problème concernait tout le monde, les représentants de l’industrie étaient plus que disposés à travailler sur une solution commune.

Parmi ceux qui ont amené leur expertise, on peut citer le responsable du département génie électrique de Varkaus mill et un spécialiste de l’éclairage des aciéries opérées par Rautaruukki (qui fait actuellement partie de SSAB). En outre, la fédération finlandaise des industries forestières Kemira, groupe majeur de l’industrie chimique en Finlande, a participé aux réunions très tôt dans le processus, en évoquant les problèmes d’éclairage spécifiques à leurs secteurs.

De même, I-Valo a convié Airam, fabricant d’ampoules finlandais renommé, et le fournisseur de ballast électronique Helvar, à la table des discussions. L’entreprise, entre-temps disparue, Electrical inspectorate, a aussi constitué un partenaire clé des négociations, par la présence de son représentant lors des réunions. En consultant ces experts et ces organismes, I-Valo a pu réduire les problèmes à des questions spécifiques qui ont pu ensuite être traitées ensemble.

Dès le départ, il était clair que la solution serait coûteuse. Toutefois, ce point était hors considération, puisqu’il devenait désormais possible de concevoir un luminaire qui fonctionnerait correctement et serait fonctionnel dans un contexte industriel.

 

Des tests en situation réelle, dans des conditions industrielles difficiles

Des tests effectués sur le toit d’un des hauts fourneaux de Rautaruukki ont révélé qu’il était impossible de concevoir un luminaire qui n’aspirerait pas l’air sale à travers une quelconque ouverture invisible. Il valait mieux équiper le luminaire d’un filtre et lui permettre de respirer librement. Il s’avère que la verrerie avait justement en stock un filtre adapté, conçu par Kemira, la suite on la connaît. I-Valo décide alors de breveter cette invention en Finlande et à l’étranger. Au final, la solution a été brevetée dans 12 pays.

Le premier luminaire industriel d’I-Valo, le Super, était un modèle robuste, conçu en aluminium époxy. L’unité se trouvait dans un boîtier rendu étanche grâce à un bord antipoussière et était dotée d’un filtre à poussière et à gaz. Disponible dans les configurations verticale et horizontale, le luminaire pouvait résister à des températures élevées. Le modèle vertical a progressivement disparu, tandis que le modèle horizontal, plus pratique, s’est établi comme le premier choix au sein de la gamme de luminaires I-Valo. En plus du modèle Super, l’entreprise a mis au point une large gamme de luminaires pour différentes applications et pour des conditions moins exigeantes.

Le premier lot test a subi « son baptême du feu » dans la verrerie de l’entreprise. L’atelier de réparation de l’usine a reçu une douzaine de luminaires neufs et l’atelier de soufflage deux ou trois exemplaires. L’un des luminaires a été placé au-dessus du fourneau à verre, ce qui a fourni des informations précieuses sur sa résistance à la chaleur. Le premier lot test a été conçu par moulage au sable. Les unités utilisées en production ont été réalisées par tournage centrifuge, et les boîtiers à ballast requis ont été coulés sous pression.

Les luminaires testés à l’origine à la verrerie sont toujours utilisés. Fin 2005, I-Valo a demandé si l’usine voulait bien se séparer de l’unité placée au-dessus du fourneau de la verrerie, pour réaliser d’autres études. On a alors retrouvé le luminaire largement intact, à part les joints tout rabougris après 30 ans passés dans la chaleur du fourneau. Les luminaires restants sont demeurés dans leurs positions initiales.

Les anciens luminaires I-Valo pour très grandes hauteurs à la verrerie d’Iittala.

Le premier lot de nouveaux luminaires a quitté Iittala en 1975 pour être installé dans l’un des halls de production de l’atelier de machines chez Varkaus mill. Le responsable du département génie électrique de Varkaus mill a rapporté que les hommes présents dans le hall adjacent avaient menacé de faire grève s’ils n’obtenaient pas les mêmes luminaires que leurs voisins. En même temps, un autre lot de luminaires, était expédié vers les aciéries de Rautaruukki à Raahe.

La papeterie de Varkaus vers 1976. Photo de Teuvo Kanerva, image issue des collections de photos de l’agence nationale finlandaise du patrimoine.

Verneri Savolainen, des aciéries Hämeenlinna de Rautaruukki, a été l’un des premiers « copains » parmi les organisations clientes d’I-Valo. Dès 1975, il a organisé une « épreuve du feu » à des températures atteignant 75 °C sur le dessus d’un four de recuit. Ce test a été un succès et, pendant longtemps, les aciéries Hämeenlinna sont restées l’un des plus grands comptes clients d’I-Valo en Finlande.

De plus, Savolainen a obtenu l’approbation par la direction de Rautaruukki du plan de rénovation I-Valo, préconisant que les luminaires Hg de 700 watts installés dans l’aciérie soient désinstallés et remplacés par des luminaires SpNa de 400 watts. En terme de puissance, cela signifiait remplacer des unités de 1 400 watts par des luminaires de 400 watts. Le responsable des ventes chez I-Valo a promis que cela n’impacterait pas les niveaux de luminosité au sol et que Rautaruukki amortirait l’investissement en trois ans. Dix ans plus tard, le directeur d’usine de l’aciérie a rencontré le responsable des ventes et l’a félicité pour cette solution, précisant qu’il n’aurait jamais cru que les promesses seraient tenues.

À la fin de la première année, plus de 2 000 luminaires avaient été commandés chez I-Valo. Le gros des luminaires a été livré aux fabricants qui ont participé au développement, en particulier aux aciéries de Rautaruukki et aux usines à papier d’Ahlström à Varkaus.

Cette tendance s’est poursuivie l’année suivante avec l’extension par Rautaruukk de son haut-fourneau à l’aciérie de Raahe et la mise en service d’une nouvelle machine à papier, la PK4, à la papeterie Ahlström de Varkaus. En outre, des centaines de nouveaux luminaires ont été livrés aux aciéries de Rautaruukki, situées à Hämeenlinna et Oulainen. Globalement, le démarrage était très prometteur.

Il est rapidement devenu évident que l’implication des utilisateurs dans le processus de développement s’avérait une excellente stratégie pour engager les entreprises à acheter les luminaires, alors que les départements d’achat à travers la Finlande grimacent souvent sur les prix. I-Valo avait réussi à aider les responsables de l’éclairage des usines à constater les bénéfices de luminaires équipés de filtres par rapport aux alternatives moins chères de la concurrence. Grâce au succès de cette stratégie, l’entreprise a décidé d’appliquer cette approche avec ses nouveaux clients également.

Les anciens luminaires verticaux I-Valo pour grandes hauteurs sont toujours utilisés dans les aciéries SSAB à Hämeenlinna (2018). Photo: SSAB

 

Zoom sur les exportations

Dès le départ, il était clair que la recherche de nouveaux débouchés pour les luminaires industriels à l’étranger en valait la peine. Les acteurs de l’industrie dans le monde entier faisaient face aux mêmes problèmes. En raison des coûts d’expédition élevés, il était sage de se focaliser sur les marchés voisins. De plus, les pays européens les plus éloignés de la Finlande utilisaient une plus grande variété de tensions et de fréquences des réseaux électriques.

En Finlande, I-Valo avait obtenu les approbations nécessaires assez facilement grâce à l’implication des autorités dès le départ et, par conséquent, disposait des informations de première main concernant les exigences. La Suède était également en terrain familier de par des accords précédents avec SEMKO, l’organisme responsable de l’homologation des luminaires en Suède. Pour pouvoir commencer à exporter vers l’Europe centrale, l’entreprise a fait certifier ses produits par la VDE allemande (Verband der Elektrotechnik, Elektronik und Informationstechnik/Fédération allemande des industries de l’électrotechnique, de l’électronique et de l’ingénierie de l’information). Sans cela, personne n’aurait voulu commercer avec nous. Parmi les entreprises finlandaises, la VDE était réputée pour sa sévérité : les exigences de la fédération étaient assez différentes de celles rencontrées en Finlande, et sa politique de certification extrêmement stricte. Parfois, pour obtenir cette certification il fallait couper les cheveux en quatre, mais à la fin, l’attention portée au détail a conféré à I-Valo un avantage substantiel. Être capable de démontrer la conformité avec les exigences de la VDE a permis à I-Valo de gagner la confiance de clients potentiels sur les marchés d’Europe centrale.

 

La conception des éclairages

Quand les premiers ordinateurs personnels sont arrivés sur le marché, I-Valo a sauté sur l’occasion et adopté son premier programme de calcul d’éclairage, une solution basée sur le DOS, mise au point par l’Institut d’État finlandais pour la recherche technique. Ce logiciel éditait des impressions de plus d’un mètre de long remplies de chiffres. Avec un peu de pratique, ces bandes de papier pouvaient s’avérer très instructives, car les données étaient basées sur les valeurs réelles provenant des luminaires.

Depuis lors, les programmes de calcul d’éclairage ont évolué grâce aux progrès de l’informatique. Aujourd’hui, grâce à la modélisation en 3D, les imprimés sont extrêmement clairs et précis et, par conséquent, ils constituent un excellent outil pour démontrer comment l’argent durement gagné par le client peut être transformé au mieux en lux.

 

Un pionnier de l’efficacité énergétique

De nos jours, les gens s’inquiètent de plus en plus de leur empreinte carbone et du réchauffement climatique de manière générale, et ils incitent les entreprises à concevoir des produits et des solutions moins énergivores et plus durables avec des coûts réduits sur le cycle de vie. Cet idéal a constitué la pierre angulaire de la philosophie de conception chez I-Valo depuis la création de l’entreprise. En parcourant les catalogues de luminaires de l’entreprise depuis le début des années 80, on découvre des calculs d’économie d’énergie, comparant les luminaires I-Valo équipés de filtres aux luminaires ouverts moins chers disponibles sur le marché à l’époque. Certes, les produits concurrents peuvent être moins chers à l’achat, mais au bout du compte, les luminaires I-Valo sont plus économiques grâce à leurs coûts beaucoup plus bas sur leur durée de vie.

Ces valeurs et ces principes restent la base de l’activité d’I-Valo. Les avancées dans la technologie des LED ont révolutionné toute l’industrie et apporté de nouvelles opportunités d’économies d’énergie. Chez I-Valo, nous travaillons dur pour fournir à nos clients de l’industrie des solutions à LED robustes et de haute qualité qui fonctionnent dans n’importe quelles conditions.

Source: Paavo Paajanen, Jouko Lindh, Laila Saarhelo: I-Valo 35 -vuotta, 2006